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Prud’hommes : mieux connaître leur fonctionnement avec le site public justice.fr

justice1Le site public justice.fr, nouvellement créé, est un « portail du justiciable » qui permet d’avoir des informations sur les actions judiciaires possibles, dans tous les domaines, et notamment en matière de prud’hommes.

Des fiches thématiques répondent aux questions que peuvent se poser les justiciables, qu’ils soient employeurs ou salariés,  lorsqu’ils doivent saisir les prud’hommes pour présenter des demandes, ou bien lorsqu’ils doivent se défendre devant cette juridiction.

1 – la fiche « saisine du conseil de prud’hommes » répond aux questions suivantes: quelles sont les personnes concernées ? Quels sont les litiges pour lesquels on peut saisir le Conseil de prudhommes ? Quels sont les délais de recours ? Comment s’effectue le dépôt de la demande devant le Conseil de prud’hommes ?

2 – la fiche « Doit-on se présenter en personne devant le Conseil de prud’hommes ? » répond aux questions suivantes : Quelles sont les conditions pour se faire représenter ? pour se faire assister ? Quelles sont les personnes habilitées à représenter ou assister les parties ?

3 – la fiche « Conseil de prud’hommes, déroulement d’une affaire » explique les différentes étapes de la procédure devant le Conseil de prud’hommes: Conciliation, Procès devant le Bureau de jugement, contestation du jugement.

Une fiche est également consacrée à la procédure de référé : « Procès civil, comment agir rapidement devant le tribunal« .

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Mon salaire a baissé en septembre. Pourquoi ?

Fin septembre 2012, les neuf millions et demi de salariés qui effectuent des heures supplémentaires ont vu leur salaire net baisser. Pourquoi ?

La loi de finance rectificative votée cet été a supprimé les exonérations de cotisations sociales salariales. Cette mesure est applicable depuis le 1er septembre (voir notre article du 29 août) .Les salariés qui effectuent des heures supplémentaires ont ainsi eu la mauvaise surprise de découvrir sur leur bulletin de paye de septembre que leur salaire net avait baissé. Prenons l’exemple d’un salarié qui travaille 39 heures par semaine sur la base du SMIC: son salaire net est réduit d’environ 43 euros par mois, soit une perte annuelle supérieure à 500 euros. Les salariés qui touchent 2000 euros bruts par mois, perdent 737 euros par an (source: L’Express.fr).

Mais ce n’est pas tout. Depuis le 1er août, les heures supplémentaires sont défiscalisées, ce qui signifie que toutes les heures accomplies par les salariés depuis cette date sont soumises à l’impôt.

L’ensemble de ces mesures sonnent-elles la fin du  « travailler plus pour gagner plus » ? Les salariés qui font des heures sup’ seraient-ils devenus les nouveaux « pigeons », à l’instar de ces jeunes entrepreneurs dirigeants de start-up,qui ont lancé, ces derniers jours, sur les réseaux sociaux, le mouvement « Pigeons » afin de s’élever contre les nouvelles mesures fiscales (l’entrepreneur qui vend son entreprise serait taxé à plus de 60% sur les plus-values de sa cession)  ? Ce mouvement de « défense des entrepreneurs français » a réuni près de 50 000 soutiens sur les réseaux sociaux, en moins d’une semaine; il gagne à présent d’autres professions.

Si le gouvernement a accepté aujourd’hui de réexaminer les mesures fiscales qui sont à l’origine de cette vaste contestation, il n’entend pas en revanche revenir sur la suppression des exonérations de cotisations sociales qui avaient été décidées par le précédent gouvernement et qui, selon les dirigeants actuels, auraient « joué contre l’emploi pendant 5 ans ».

Loin de ces considérations politiques, les salariés qui font des heures sup’ découvrent avec inquiétude et non sans amertume (voir les témoignages de salariés sur le monde.fr)  qu’ils ont perdu, pour certains jusqu’à 50 ou 60 euros de salaire net par mois et qu’ils seront en plus fiscalisés, en fin d’année, sur les heures supplémentaires travaillées depuis le mois d’août.

Les salariés peuvent-ils exiger de l’employeur qu’il compense cette baisse de salaire ?

Non, car le salaire qui a été négocié à l’embauche est un salaire brut, peu important le montant des cotisations salariales prélevées (excepté pour les salariés qui auraient négocié contractuellement un salaire net – ce qui est très rare – et qui seraient alors en droit d’exiger que leur employeur maintienne le salaire net convenu).

Rien n’interdit toutefois de demander une augmentation à son patron … mais la situation économique actuelle apparaît peu propice à une réponse positive, d’autant que les entreprises sont également touchées par la loi de finances rectificative: elles ne bénéficient plus, depuis septembre, des déductions de cotisations patronales sur les heures supplémentaires, à l’exception de celles qui emploient moins de 20 salariés.

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