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Comment regarder la Coupe du monde au travail (et ce que vous risquez si vous le faites)

Alors que la Coupe du monde 2018 débute ce jour en Russie, de nombreux matchs se dérouleront aux horaires de bureau. Comment les regarder ?

Maître Lailler répond aux questions du Monde.fr :

« Le principe, c’est que le salarié est là pour travailler, et doit consacrer tout son temps à son travail, explique l’avocate au barreau de Caen, Nathalie Lailler. Il doit l’exercer de bonne foi. On est payé par quelqu’un pour exécuter un travail, et on y consacre tout son temps. » Et la spécialiste en droit du travail de préciser que « le fait de consacrer son temps de travail à une autre activité personnelle est susceptible d’entraîner une sanction pour le salarié ». Ce type de sanction allant de l’avertissement au licenciement, dans le pire des cas, en passant par le blâme ou la mise à pied.

Lire la suite de l’article publié sur le site le monde.fr

Lire également l’article publié par le Figaro.fr : « Coupe du Monde: 52% des Français regarderont le football au bureau ! » Chez les hommes, le chiffre monte à 81%. Plutôt que d’interdire la Coupe du Monde de football sur le lieu de travail, de nombreuses entreprises ont choisi d’encadrer la passion de leurs salariés.

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Peut-on obliger des commerçants à ouvrir les jours fériés et les salariés à travailler ces jours là ?

WorkLe gérant et propriétaire d’une brasserie située dans un centre commercial près de Toulon a décidé de fermer le 15 août, malgré l’interdiction qui lui en est faite par le groupement d’intérêt économique (GIE) qui gère ce centre.

Le GIE impose en effet  l’ouverture des commerces les dimanches et jours fériés sous peine de pénalité financière (dix euros par mètre carré, toutes les cinq minutes).

Le gérant de cette brasserie, Monsieur BRUN, revendique la liberté de fermer les dimanches et les jours fériés et a lancé une pétition sur internet qui a réuni 3 500 signatures.

Il avait déjà choisi de fermer son établissement le 14 juillet et avait été condamné, avec une dizaine d’autres commerçants du centre, à payer une pénalité de près de  187 000 euros.

Patrick Brun dénonce un rapport de force disproportionné dont seraient victimes les commerçants indépendants :

« Face aux grosses enseignes, nous ne faisons pas le poids. S’ils ouvrent les jours fériés, nous sommes obligés d’ouvrir aussi et de contraindre nos salariés à travailler. »

Est-ce possible d’interdire cette obligation ? A priori, il semble difficile de légiférer pour décider à la place des gestionnaires d’un GIE, à moins d’une ingérence de l’Etat dans le fonctionnement d’une structure privée ; tout comme d’empêcher des grandes surfaces d’en faire partie. La contrainte d’ouvrir certains jours, décidée collectivement dans le cadre d’un GIE, peut donc difficilement être « interdite ».

En revanche, « il est possible pour ses membres de saisir le tribunal de commerce afin de dénoncer un abus de position dominante et des clauses abusives », explique Me Nathalie Lailler, spécialiste en droit du travail au barreau de Caen.

Lire l’article complet publié dans Le Monde Les Décodeurs du 16 août 2016.

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